Un peu de philosophie ...

Penser grand

Si vous pensez que vous êtes battu,
Vous l'êtes
Si vous pensez que vous n'osez pas,
Vous n'oserez pas.
Si vous voulez gagner, en pensant ne pas le pouvoir,
Il est presque certain que vous ne le pourrez pas.

Si vous croyez que vous allez perdre,
Vous êtes vaincu.
Parce qu'au début de l’existence, nous découvrons
Que la volonté d'une personne engendre le succès.
Tout dépend de son état d'esprit.

Si vous croyez que vous êtes inférieur,
Vous l'êtes.
Vous devez penser grand pour vous élever.
Vous devez avoir confiance en vous,
Avant même de gagner un prix.

La dure bataille de la vie,
Ce ne sont pas toujours les plus forts
Ni les plus rapides qui la gagnent,
Mais l'homme qui tôt ou tard remporte la victoire
Est celui qui pense qu'il en est capable.

Walter D. WINTLE

" Apprendre à combattre pour éviter le combat "

Le but général de l'enseignement du Karaté est de convaincre que l'on peut désamorcer une situation conflictuelle en une simple attitude maîtrisée. Deux éléments à prendre en compte : le bien-être physique et la confiance en soi. Sa recherche d'intégration et d'adaptation sociale s'exprime au travers de son Code Moral qui prône : le sens de l'honneur, la fidélité, la sincérité, le courage, la bonté et la bienveillance, la droiture, le respect, la modestie et l'humilité, le contrôle de soi.

Il faut apprendre à connaître son corps afin d'utiliser les techniques du Karaté pour se défendre et moralement en condamner l'utilisation à des fins d'agression, surtout concernant l'enseignement à des enfants. Les élèves seront mis en situation de tension et les enseignants leur apprendront à adopter des attitudes leur permettant d'une part de se défendre et d'autre part, à calmer la partie adverse....

Enfin, ils aborderont l'état d'esprit dans lequel l'être humain doit être pour éviter au maximum les conflits. Rares sont les sports qui conviennent aussi bien aux enfants de 5 ans qu'aux seniors de 80 ans... L'étude des mouvements simples et d'enchaînements techniques permettra à chacun de trouver la réponse adaptée en cas d'agression. L'élève en Karaté pourra développer sa confiance en lui et son assurance, il pourra conserver son sang-froid et maîtriser ses gestes et ses émotions. C'est une chance de pratiquer un Art qui entretient physiquement mais qui également maintient le pratiquant dans un climat de respect, de vérité et de fraternité. Dans un combat, la vérité vous rattrape très vite on ne peut pas tricher longtemps.

Pierre LLAVES

Aimer la main ouverte

 Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelée une histoire que j'ai entendu cet été.

"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré, sortit du cocon et battit des ailes mais ne put s'envoler. Ce qu'ignorait cette personne compatissante, c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement."

Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche. C'est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience. J'apprends que je dois laisser libre quelqu'un que j'aime, parce que si je m'agrippe, si je m'attache, si j'essaie de contôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j'essaie de changer quelqu'un que j'aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d'être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j'impose mon désir ou ma volonté, ou que j'essaie d'exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu'un. Et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que les mots:

"Tu es incapable de t'occuper de toi-même, je dois m'occuper de toi parce que tu m'appartiens. Je suis responsable de toi."

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu'un que j'aime:

"Je t'aime, je t'estime, je te respecte et j'ai confiance en toi. Tu as en toi ou tu peux développer en toi la force de devenir tout ce qu'il t'es possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t'aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer. Je répondrai, si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul. Je serai prête à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m'efforcerai d'écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d'accord avec toi.

Parfois, je serai en colère, quand je le serai, j'essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d'être irritée de nos différences, ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu'il y a des moments où je dois m'écouter moi-même, prendre soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l'être."

J'apprends à dire cela à ceux que j'aime et qui sont importants pour moi, que ce soit avec des mots ou par ma façon d'être avec les autres et avec moi-même.

Voilà ce que j'appelle aimer la main ouverte.

Je ne peux pas toujours m'empêcher de mettre mes mains dans le cocon... mais j'y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi.

Ruth  SANFORD