Le site du Shizendo utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour améliorer nos services. Consultez notre page sur les données personnelles pour connaitre la façon dont nous utilisons les cookies et comment les refuser.

2e et 3e dan : sept diplômes, une réussite collective

Près de quatre mois après l'examen du 31 mai dernier, le moment était venu de matérialiser une belle réussite. À l'issue des cours de cette semaine, notre professeur Pierre Llavès, 7e dan, a remis les diplômes officiels de la Fédération Française de Karaté aux sept candidats du Shizendo reçus aux grades de 2e et 3e dan.

Une remise de diplômes qui vient conclure un examen réussi… mais surtout de longs mois de préparation, de répétitions, de corrections et d'efforts partagés sur les tatamis.

Sept candidats, sept réussites

Le 31 mai, les candidats du Shizendo s'étaient présentés aux différentes sessions de l'examen.

Le matin, Humberto Calix et Daniel Stévenard ont passé ensemble leur 3e dan, dans la session réservée aux candidats de plus de 55 ans.

L'après-midi, toujours pour le 3e dan, Bénédicte Orru et Damien Gabet ont formé un binôme, tandis qu'Axel Marmande travaillait avec un candidat venu d'un autre club. Une mention particulière pour Axel, auteur ce jour-là d'une prestation particulièrement remarquée.

Enfin, Hélène Frances et Ludovic Pascaud se sont présentés ensemble à l'examen du 2e dan.

Tous ont été reçus.

Un résultat dont le club peut bien sûr être fier, mais qui prend tout son sens lorsqu'on mesure le travail nécessaire pour arriver prêt le jour de l'examen.

Bien plus que connaître des techniques

Un passage de 2e ou de 3e dan demande de mobiliser de nombreuses facettes du karaté au travers de six unités de valeur : kihon et travail sur cible, kata, bunkai, kihon ippon kumite, jiyu ippon kumite et ju kumite.

Il faut bien sûr connaître les techniques. Mais cela ne suffit pas.

Le jury observe aussi la précision, la stabilité, la vitesse, la puissance et le contrôle, la qualité des positions et des déplacements, la gestion des distances, le rythme et le timing, la capacité à prendre une décision et à s'engager dans une technique. Dans le bunkai, il faut être capable de donner du sens au kata et d'en proposer des applications cohérentes, réalistes et efficaces. Dans le travail à deux et le combat, il faut encore savoir s'adapter à son partenaire, maîtriser son engagement et rester fluide. 

Autant de qualités qui ne s'acquièrent pas en quelques semaines.

Le grade est individuel, sa préparation est collective

C'est probablement ce que ces diplômes racontent le mieux.

Sur le papier, un passage de grade porte le nom d'un candidat. Sur le tatami, personne ne prépare réellement un dan tout seul.

Il y a bien sûr le travail mené avec Pierre, les professeurs et les assistants du club : les conseils techniques, les corrections, les exigences répétées entraînement après entraînement, parfois jusqu'à ce qu'un mouvement devienne plus précis, plus naturel ou simplement plus juste. En tant que Directeur Technique Départemental, Pierre apporte également à cette préparation son expérience des exigences techniques attendues à ce niveau de pratique.

Mais il y a aussi tous les partenaires.

Celui qui présente la cible et oblige à trouver la bonne distance. Celui qui attaque encore et encore pour permettre de travailler une défense. Celui avec qui l'on cherche une application de kata. Celui qui signale une erreur, qui oblige à recommencer ou qui augmente progressivement l'intensité. Celui, enfin, qui vient simplement travailler avec vous alors qu'il n'a lui-même aucun examen à préparer.

Et les rôles s'inversent constamment : chacun fait progresser l'autre.

Cette préparation est faite d'heures de travail, parfois de doutes, de fatigue, de gestes répétés des dizaines de fois et de séances où tout ne fonctionne pas comme prévu. Elle demande de l'assiduité, de la volonté et une certaine dose de courage pour accepter de se remettre continuellement en question.

C'est aussi cela, progresser en karaté.

Sept noms sur les diplômes, une aventure partagée

Les diplômes remis cette semaine portent les noms de Humberto, Daniel, Axel, Bénédicte, Damien, Hélène et Ludovic.

Ils récompensent une réussite personnelle, bien sûr, et surtout des mois de travail assidu, de persévérance et d'engagement. Mais cette réussite dit également quelque chose de la vie d'un dojo : on y progresse grâce à son propre travail, mais aussi au contact des autres, dans l'échange, l'exigence et l'entraide.

Un passage de grade est donc bien davantage qu'une échéance individuelle. Il est aussi l'aboutissement de toutes ces heures passées ensemble sur le tatami.

Le grade est individuel. Le chemin qui y conduit est profondément collectif.

Bravo à Humberto, Daniel, Axel, Bénédicte, Damien, Hélène et Ludovic pour cette belle réussite et pour le travail accompli !

Et rendez-vous maintenant sur les tatamis : un nouveau grade n'est jamais une fin, mais une nouvelle étape du chemin.