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DIF/DAF : au-delà de l’examen, une vraie leçon de pédagogie

Le week-end avait un parfum de rendez-vous important pour les futurs encadrants du département : l’AFA s’était tenu le 31 janvier, puis le DIF/DAF s’est conclu aujourd’hui, 15 février 2026, à Cahors, dans une ambiance studieuse mais chaleureuse. Dans le dojo, on croisait des pratiquants venus des quatre coins du Lot, preuve que ces formations fédérales créent du lien et structurent la vie des clubs, bien au-delà de la simple validation d’un niveau.

Ce qui a marqué cette session, c’est la diversité des profils. Karatékas de tradition, passionnés de kick-boxing, pratiquants aux parcours parfois très différents : sur le papier, les sensibilités ne sont pas les mêmes. Sur le tatami, en revanche, tout le monde s’est retrouvé autour d’un objectif commun : être capable de transmettre clairement, en sécurité, et avec méthode.

Et c’est là que les intervenants ont joué un rôle central. Eux-mêmes professeurs dans leurs clubs respectifs, ils se sont « pliés à l’exercice » avec une humilité exemplaire : guider, corriger, faire répéter, mais surtout mettre des mots sur ce que l’on fait souvent intuitivement. Car apprendre une technique, c’est une chose ; apprendre à l’enseigner, c’en est une autre. Décomposer un mouvement, anticiper les erreurs, proposer une progression, adapter un exercice à un public débutant, gérer l’énergie d’un groupe… tout cela ne s’improvise pas.

Ce passage de pratiquant à pédagogue, les candidats l’ont touché du doigt tout au long de la formation. “Apprendre à apprendre” n’est pas toujours confortable : on accepte d’être observé, on doit reformuler, on se corrige, on recommence, on ajuste. C’est parfois déstabilisant, mais c’est précisément ce qui fait grandir un futur professeur.

Au final, cette session DIF/DAF (dans la continuité de l’AFA) aura surtout rappelé une évidence : la qualité d’un club se construit aussi dans ces moments-là, quand des enseignants et futurs enseignants se retrouvent pour progresser ensemble, confronter leurs approches et repartir avec des outils concrets pour mieux transmettre. Dans le Lot, l’esprit était clair : exigence, respect… et une belle camaraderie au service de la transmission.